Le passif-agressif que j’ai été… et contre qui je lutte encore

Le passif-agressif que j’ai été… et contre qui je lutte encore

« Derrière toute critique se cache un besoin non exprimé. »

On parle beaucoup d’amour, de paix intérieure, de bienveillance.

Mais la vérité, c’est que le chemin vers l’amour inconditionnel n’est pas linéaire.

Il n’est pas toujours doux.

Il commence parfois dans des zones d’ombre que l’on préfère éviter.

Je vais être honnête :

j’ai longtemps eu des tendances passives-agressives.

Pas le conflit direct. Non.

Plutôt cette manière subtile de faire comprendre qu’on est blessé… sans le dire.

Cette ironie légère. Ce silence froid.

Cette distance soudainement polie.

Ce “ce n’est rien” qui veut dire “c’est tout”.

Ce mécanisme-là, je le connais par cœur.

Je l’ai utilisé. Et je continue, parfois, à lutter contre lui.

Pourquoi le passif-agressif apparaît ?

Il n’est pas un défaut moral.

Il est une protection.

Il dit quelque chose très simple :

Je suis atteint, mais je ne sais pas comment le dire.

Je veux être entendu, mais j’ai peur de l’être.

Je veux être respecté, mais je n’ose pas me montrer vulnérable.

C’est la colère habillée de pudeur.

C’est la blessure qui parle sans oser se révéler.

On croit se protéger… mais on se coupe.

On croit rester digne… mais on se ferme.

On croit garder le contrôle… mais on s’épuise.

Le passif-agressif est souvent né là où on a appris à se taire

Enfant, peut-être qu’on ne pouvait pas dire ce qu’on ressentait.

Peut-être qu’on avait peur de décevoir, peur d’être rejeté, peur de déranger.

Alors on a trouvé une autre voie : la pointe, la provocation douce, le retrait, le sarcasme gentil.

On pense qu’on exprime. En réalité, on retient.

Comment travailler dessus ?

Je ne prétends pas y être arrivé. Je suis en chemin.

Ce que je fais aujourd’hui, c’est ça :

Je me surprends.

Je me reprends.

Je respire.

Et je choisis de dire.

Dire ce que je ressens.

Dire ce qui me touche.

Dire quand une limite est franchie.

Dire même si ma voix tremble un peu intérieurement.

Pas pour imposer. Pas pour me défendre.

Pour exister clairement.

Être authentique est un apprentissage.

Et l’authenticité sans agression est une maturité.

Pourquoi ce travail mène à l’amour inconditionnel

Parce qu’on ne peut pas aimer profondément si l’on ne se montre jamais vraiment.

L’amour inconditionnel n’est pas l’absence de réaction.

Ce n’est pas la neutralité.

Ce n’est pas avaler ses émotions.

C’est être capable d’être vrai, sensible, vulnérable — sans punir l’autre de ce que l’on ressent.

C’est transformer :

  • La pique en parole
  • Le silence en présence
  • La fermeture en honnêteté
  • La tension en compréhension

Ce n’est pas se nier.

C’est s’inclure.

La douceur n’est pas faiblesse mais courage

On croit parfois que la passivité est paix.

Elle est souvent fuite.

La douceur… la vraie… celle qui dit les choses sans blesser, celle qui pose des limites avec respect, celle qui accueille l'émotion sans l’armer est un courage immense.

Je chemine vers cela.

Chaque fois que je n'utilise pas le réflexe passif-agressif pour dire simplement “là, ça me touche”, je gagne en paix.

Et je m’approche un peu plus de cet amour qui ne juge pas, ni l’autre, ni moi-même.

Et vous ?

Reconnaissez-vous parfois en vous ce réflexe passif-agressif ?

Arrivez-vous à dire ce que vous ressentez, ou prenez-vous encore le détour du silence, du sarcasme, du retrait ?

Où en êtes-vous dans cet apprentissage d’exister avec clarté… sans perdre la douceur ?

Si ce fonctionnement vous parle, je peux vous accompagner à reconnaître les blessures qui s’y cachent, à mettre des mots sur les besoins non exprimés, et à avancer vers une manière d’être plus claire, plus directe, sans perdre la douceur. 

C'est toujours plus facile pour les autres que pour soi-même ;)

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