Le lâcher-prise : un des actes les plus importants… et les plus difficiles

Le lâcher-prise : un des actes les plus importants… et les plus difficiles

« En laissant aller, tout se fait. » de Lao Tseu, philosophe Chinois (VIᵉ – Vᵉ siècle av. J.-C.)

On entend souvent dire qu’il faut lâcher-prise.

Comme si c’était simple.

Comme si c’était une évidence.

Le lâcher-prise n’est pas une technique.

Ce n’est pas une posture zen.

Le lâcher-prise, c’est un dépouillement.

C’est renoncer au contrôle que nous croyons nécessaire pour exister.

C’est accepter que la vie ne se pliera pas à notre volonté et qu’elle n’est pas censée le faire.

Ce n’est pas abandonner.

C’est arrêter de se battre contre ce qui est déjà là.

Pourquoi c’est si difficile de lâcher-prise ?

On ne s’accroche pas parce qu’on est entêté.

On s’accroche parce qu’on a peur.

Peur de perdre ce qu’on aime.

Peur de se tromper.

Peur de manquer quelque chose.

Peur que si l’on ne contrôle pas, tout s’effondre.

Peur de ne pas être assez, si l’on ne maîtrise pas tout.

On tient parce que c’est rassurant.

Lâcher-prise, c’est entrer dans le vide. C’est marcher sans garantie.

C’est faire confiance alors qu’on a été blessé.

C’est s’ouvrir alors qu’on a appris à se défendre.

Alors oui, c’est difficile. Et c’est normal.

Lâcher-prise n’est pas se résigner

Se résigner, c’est baisser les bras.

Lâcher-prise ne retire pas la volonté. Il la purifie.

On continue d’avancer, de créer, de choisir — mais sans se battre contre le courant au lieu d’apprendre à se laisser porter.

Le lâcher-prise arrive quand on est prêt. On ne lâche pas parce qu’on décide.

On lâche quand quelque chose en nous s’assouplit.

Quand on est fatigué de lutter contre la vie, contre l’autre, contre soi.

Quand l’intelligence du cœur dépasse la méfiance du mental.

Quand le corps dit : “assez”.

Quand la conscience comprend qu’il n’y avait rien à retenir — juste à accueillir.

Parfois, on lâche parce que l’on a essayé toutes les autres voies.

Parfois, on lâche parce qu’on n’a plus la force de tenir.

Et ce qui semblait être une chute… devient un repos.

Le lâcher-prise n’est pas une défaite.

C’est un retour.

Qu’est-ce qu’on découvre après le lâcher-prise ?

On découvre que rien ne tombe vraiment.

Que les choses se placent quand on arrête de les pousser.

Que les liens qui tiennent vraiment ne se brisent pas.

Que ce qui est juste revient — ou n’a jamais besoin de partir.

Lâcher-prise ouvre un espace.

Et ce qui nous appartient vraiment le remplit.

Tranquillement.

Sans effort.

Sans tension.

On ne court plus après la vie.

On marche avec elle.

Lâcher-prise, au fond

C’est dire :

Je n’ai pas besoin de tout contrôler pour être en sécurité.

Je n’ai pas besoin de tout savoir pour avancer.

Je n’ai pas besoin d’être sûr pour exister.

Je peux laisser l’inconnu respirer autour de moi.

Je peux laisser la vie travailler avec moi.

Et c’est peut-être l’un des actes les plus courageux que l’on puisse poser.

Et vous ?

À quoi vous accrochez-vous encore aujourd’hui ?

Qu’essayez-vous de contrôler par peur de perdre ?

Où pourriez-vous desserrer l’étreinte, ne serait-ce qu’un peu — non pour abandonner, mais pour respirer ?

Je peux, de mon côté, vous accompagner, sur un plan intérieur et spirituel, à comprendre ce qui vous empêche aujourd’hui de lâcher prise et à reconnaître ce qui peut s’assouplir.

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