Pourquoi la peur de ne pas être aimé apparaît ?
Nous ne naissons pas avec la peur de ne pas être aimé.
Elle apparaît en chemin, souvent tôt, très tôt.
À l’instant où être soi a cessé de sembler suffisant.
Parfois, cela se joue en silence :
un regard déçu, une comparaison, un mot qui marque, une sensation de ne pas être “assez”.
Alors un mécanisme se met doucement en place :
il faut plaire. Il faut être apprécié. Il faut être reconnu.
Et sans s’en rendre compte, on confond "être aimé pour ce que l’on est"
avec "être aimé pour ce que l’on donne ou incarne".
Ce n’est plus : “Que suis-je ?” mais “Que dois-je être pour mériter l’affection ?”
Et c’est ainsi que naît le besoin d’approbation.
L’approbation comme stratégie de survie.
Chercher à être aimé n’est pas une faiblesse. C’est une stratégie de protection.
Un réflexe de l’enfant qui a compris que l’amour semblait conditionnel.
Alors on apprend à “bien faire”. À s’adapter. À se montrer sous un meilleur jour.
À lisser ce qui dérange, à amplifier ce qui plaît.
On développe des antennes hypersensibles aux réactions de l’autre.
On écoute comment on nous regarde avant d’écouter comment on se ressent.
C’est une intelligence, au fond.
Mais une intelligence qui finit par nous enfermer.
La prison subtile du “devoir plaire”
Le besoin d’approbation a une particularité cruelle :
c’est quand on obtient ce qu’on cherche qu’il devient le plus dangereux.
On nous apprécie. On nous valide. On nous félicite.
Alors on se dit :
“C’est donc ça qu’il faut être pour être aimé.”
On devient dépendant.
Comment se détacher de l'approbation ?
Avec le besoin d'être aimé, on perd quelque chose de précieux :
la spontanéité.
Le droit d’être imparfait.
La liberté d’être soi, tout simplement.
Se libérer de cette peur, du besoin d’approbation, ce n’est pas devenir indifférent aux autres. Ce n’est pas se durcir.
Ce n’est pas dire : “je n’ai besoin de personne.”
C’est reconnaître que l’approbation est agréable mais qu’elle ne doit pas être nécessaire.
C’est apprendre à rester présent avec soi même quand l’autre ne comprend pas,
même quand on déplaît, même quand on ne remplit pas les attentes.
C’est accepter qu’on ne plaira pas toujours.
Et que cela n’enlève rien à notre valeur.
L’amour inconditionnel commence aussi ici.
La peur de ne pas être aimé nous rappelle quelque chose d’essentiel :
on ne peut pas recevoir un amour sans condition tant qu’on ne se l’offre pas à soi-même.
Le besoin d’approbation nous demande :
“Ai-je besoin d’être aimé pour exister ou ai-je besoin d’exister pour aimer ?”
S’aimer, ce n’est pas devenir autosuffisant.
C’est cesser de mendier ce que l’on mérite naturellement.
C’est dire :
“Je veux être aimé, mais je ne me perds plus pour l’être.”
Ce n’est pas un déclic, c’est un chemin.
Ne plus chercher l’approbation ne se décide pas en une nuit.
C’est une déconstruction lente, douce, patiente.
Un jour, on ose être soi.
Puis on recule.
Puis on y revient.
Puis on retombe encore dans le besoin de plaire.
Et c’est normal.
Chaque moment où l’on se choisit, même timidement, agrandit l’espace intérieur.
Chaque fois que l’on dit “voilà qui je suis” sans attendre l’applaudissement, on regagne un morceau de liberté.
Le courage n’est pas d’être accepté.
Le courage, c’est d’oser exister.
Et vous :
cherchez-vous à être aimé ou autorisez-vous à être vous-même, quoi qu’il arrive ?
Si cette question vous touche, nous pouvons l’explorer ensemble, pour comprendre ce qui vous retient et vous aider à vous autoriser enfin à être vous.
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